force centrifuge
écrit le 25 janvier
Qu'est-ce qui peut bien contrebalancer la force centrifuge qui nous pousse à nous éloigner les uns des autres ?
Car il faut bien que je t'apprenne une chose, petit bout de souffle inerte, une chose qui transpire de tous les écrits que je lis, de toutes les confidences que je reçois, de tous les actes que je vois autour de moi : nous sommes sujets à une force centrifuge qui nous éloigne les uns des autres. Nous en souffrons, nous mettons cette souffrance sur le dos de l'autre ou sur la qualité de la relation tissée, mais c'est pour ne pas s'avouer que les causes réelles sont en chacun de nous, que les racines sont intimement liées à nos mécanismes les plus profonds. Au fil des années qui passent la distance entre chacun de nous augmente, comme le font les astres et les sphères de l'univers qui prennent des distances les unes envers les autres.
Dès la naissance, cette force de détachement nous apprend l'indépendance et c'est bien mais cela ne se fait pas sans une contrepartie qui a pour conséquences : "prise de distance mutuelle", "mise à distance".
De quelle nature est cette force centrifuge qui nous amène entre autre vers ce que les physiciens appellent l'entropie (= disparition de l'énergie) ? Est-elle seulement psychique, intellectuelle, culturelle ou va-t-elle plonger ses racines dans des strates plus profondes encore, plus archaïques, dans les mécanismes intimes qui régissent le fonctionnement de la matière elle-même ?
Cette force qui nous condamne à comprendre de moins en moins (cumprendere= prendre avec) , à poser de moins en moins de règles d'idéal et d'absolu doit-elle être acceptée comme fatidique ou bien doit-on la combattre et placer des contre-feux, lui opposer une force qu'on qualifie du vilain mot de "centripète" ?
Et où puiser l'énergie qui alimentera cette puissance capable de contrebalancer ce qui nous amène inélucatblement vers le Néant, vers l'entropie ?
Comment la décliner concrètement pour qu'elle ramène les gens les uns vers les autres, les hommes vers les femmes, au moment où nous ne dépendons plus les uns des autres pour (bien) vivre dans nos sociétés ?
Si cette force contraire s'appelle l'Amour, alors reconnaissons humblement que nous ne savons pas comment faire pour qu'elle soit autre chose qu'un simple pétard mouillé !
A demain petit soldat confident.
Car il faut bien que je t'apprenne une chose, petit bout de souffle inerte, une chose qui transpire de tous les écrits que je lis, de toutes les confidences que je reçois, de tous les actes que je vois autour de moi : nous sommes sujets à une force centrifuge qui nous éloigne les uns des autres. Nous en souffrons, nous mettons cette souffrance sur le dos de l'autre ou sur la qualité de la relation tissée, mais c'est pour ne pas s'avouer que les causes réelles sont en chacun de nous, que les racines sont intimement liées à nos mécanismes les plus profonds. Au fil des années qui passent la distance entre chacun de nous augmente, comme le font les astres et les sphères de l'univers qui prennent des distances les unes envers les autres.
Dès la naissance, cette force de détachement nous apprend l'indépendance et c'est bien mais cela ne se fait pas sans une contrepartie qui a pour conséquences : "prise de distance mutuelle", "mise à distance".
De quelle nature est cette force centrifuge qui nous amène entre autre vers ce que les physiciens appellent l'entropie (= disparition de l'énergie) ? Est-elle seulement psychique, intellectuelle, culturelle ou va-t-elle plonger ses racines dans des strates plus profondes encore, plus archaïques, dans les mécanismes intimes qui régissent le fonctionnement de la matière elle-même ?
Cette force qui nous condamne à comprendre de moins en moins (cumprendere= prendre avec) , à poser de moins en moins de règles d'idéal et d'absolu doit-elle être acceptée comme fatidique ou bien doit-on la combattre et placer des contre-feux, lui opposer une force qu'on qualifie du vilain mot de "centripète" ?
Et où puiser l'énergie qui alimentera cette puissance capable de contrebalancer ce qui nous amène inélucatblement vers le Néant, vers l'entropie ?
Comment la décliner concrètement pour qu'elle ramène les gens les uns vers les autres, les hommes vers les femmes, au moment où nous ne dépendons plus les uns des autres pour (bien) vivre dans nos sociétés ?
Si cette force contraire s'appelle l'Amour, alors reconnaissons humblement que nous ne savons pas comment faire pour qu'elle soit autre chose qu'un simple pétard mouillé !A demain petit soldat confident.
Par sombreheros, Mardi 13 Fevrier 2007 à 22:39 GMT+2 dans un peu de sel (article, RSS)






